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mercredi 6 mai 2009

visite de Shikoku (2)

NB : par Vivi, qui reprend la plume..

Ascension de l'Ishizuchi-san
(1982 m)

4h de montée, et 2h de descente..









Après l'ascension du Ishizuchi-San nous retrouvons la voiture, crasseux, les pieds trempés, les cheveux poisseux, et nous mettons le cap directos sur Matsuyama, avec une idée en tête : se laver et trouver un hôtel par ce que la, y'en a marre du camping et du karimat (mot français ici), il nous faut du confort !!



Hélas pour nous, la ville est bondée et tout est plein, même les campings : Habitués à se la jouer roots, on décide de remettre à plus tard le problème du couchage et on part se faire un festin dans un resto de Yakitori : festival de brochettes, de friture à l'eau bouillante... la patrone hallucine car on dévore tout ce qu'elle nous propose : le resto ne fonctionne plus que pour nous, on sort de là repus, toujours crasseux et puants la friture (il devait bien y avoir de l'huile qlqpart!!) , et cap dans le plus vieil Onsen de l'île où on se frotte et on se lave enfin !

Le moment est venu, fatidique, de trouver un lieu pour dormir : Stéphane, pragmatique, regarde les environs de la ville via le GPS, repère un lac, et propose d'aller planter la tente à son bord.

Sur la route, on tente toutefois un hôtel, parce que qd même il est minuit, ce serait bien si par hasard il restait une place... Dommage, c'est plein, mais l'hôtelier indique à camping à 5km de là. On le cherche ce camping, mais on le trouve pas... une voiture passe, rentre dans le jardin d'une maison, ni une ni deux, Stéphane la suit, et demande de l'aide à 2 pepettes qui proposent de nous guider jusqu'au camping..

On fait 10 km et on tombe sur le 1er camping vraiment classe de l'ile, sauf qu'il est fermé, et que ce serait mal vu d'escalader la barrière pour s'installer en douce... Manou est déçue :)

On met Stéphane au défi de négocier de camper dans le jardin des filles : il use de tout soncharme et vocabulaire japonais, déploie sa stratégie qui attire la compassion : "Non, mais vous inquiétez pas, on va camper sur le bord de la route, on a repéré un fossé dans le virage précédent... "

Résultat : les 2 pepettes, que notre manque d'organisation hallucinent, nous proposent de camper dans la cours de l'école primaire, situé en bas de leur maison : Le défi n'est pas gagné, mais c'est tout comme !



Visite du chateau de Matsuyama : qu'est ce qu'elles écoutent bien... quand c'est en japonais!



Dernier jour à Shikoku

Pour ce dernier jour à Shikoku, nous avons gardé un Jardin Classé Top 3 au Japon : nommé le Ritsurin Koen à Takamatsu. Une petite merveille qui date du milieu des années 1600 et fut achevé un siècle plus tard, parsemé d'étangs, maisons de Thé, de ponts, d'iles.... Les paparazzi sont la ! Le plus dur c'est ensuite de trier les plus belles photos... Regardez !










mardi 5 mai 2009

Visite de Shikoku (1)

NB : par Domi, la plus sportive...

Après notre escapade de 3 jours à Kyoto, seules, retrouvailles à l'aéroport de Tokushima, où Manou et Stéphane nous attendent avec le carrosse de location, plein du parfait nécessaire au camping.

Après un dîner typique, en route pour notre première expédition nocturne à la frontale, à la recherche du site de camping (sauvage mi-aménagé), indiqué par le GPS japonais : sous l'autoroute, dans un parc de loisirs... Chaque m2 en pente derrière un bosquet convenait presque à Vivi pour planter (il est vrai que sa dernière expérience de camping remontait à bien loin...). La traversée du pont en bois piéton a bien failli terminer en cascade verticale avec la voiture si on avait suivit mon idée.. car le site était de l'autre côté.. La rencontre fortuite de deux flics apparemment quelque peu gênés aux entournures de nous rencontrer dans ce lieu sombre et inhabité ne nous fit pas rebrousser chemin...

Le plantage de tentes à 23h30 au milieu des motards dormeurs (jusqu'à notre arrivée) eut pour réponse un réveil vrombissant aux aurores !


Deuxième journée dans les gorges de l'Iya....



Onsen "très nature" accessible en téléphérique, suivi d'une baignade par 15°C et lavage dans la rivière à l'eau limpide et aux couleurs turquoises, entourée de dalles rocheuses aux pieds de la forêt touffue verdoyante. Shootage en règle (surtout de Manou avec son appareil super génial).....


Puis du pont de liane davantage digne des Champs Elysées que de Tarzan pour sa fréquentation...

Un appel de l'Océan Pacifique et de le rêve de ses plages paradisiaques plus fort que la raison (éviter les kms..) nous mênent à Kochi, ville industrielle sans charme, un site de camping collé à l'autoroute, au cimetière, à un port industriel et une plage glauque (rien que ça..).

Bon Vivi, on se venge un peu avec cette photo, non mais!


Ce qui provoque la fuite immédiate de club des 4 vers le Sud, pour arriver dans un camping au fin fond de la campagne, investi par des Australiens & Japonais fondus de Harley Davidson, et indiqué au finish par un couple de vieux Japonais saouls rigolards et cahotants au milieu des rizières. GPS & lecture des petites routes sur l'atlas japonais par Manou et pilotage par Stéphane avaient déjà fait l'essentiel.

Troisième journée,

Baignade du lever dans le Pacifique (YES!) et douches à température réglable (le pieds!), nous commençons la journée par un petit déjeuner au marché aux poissons du coin (langoustines!).

Puis, cette journée quelque peu routière nous mène aux pieds notre ascension du Mont Ishizuchi-San (1982 m), l'étape incontournable de Manou, où seule une irruption volcanique voir un tremblement de terre auraient pu nous arrêter.


Ce n'est pas le crachin, brouillard et pluies annoncées qui auraient raison de nos intentions (??). Squattage en règle de l'hôtel proche du camping pour tous les services, suite à de âpres négociations de Stéphane, mettant en avant auprès de ses interlocuteurs, la pression et le besoin des 3 femmes qui l'accompagnent, et qui suscitent compréhension (voire pitié?) : se laver à l'onsen, dîner car nous n'avons rien à manger.., remanger le lendemain matin et emporter une bento pour pique-nique.

La technique de la négociation, maturée au fil des jours avec l'accent japonisant, fonctionne à merveille : laisser le silence s'installer après avoir décrit le tableau des cosettes et du prince charmant à la recherche de sauvetage, que seul, le Japonais compatissant peut permettre!